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Question agraire

En Colombie la terre ne s’utilise pas pour produire, mais pour spéculer

par Commission de Vérité, avril 6 de 2019.

En Colombie la terre ne s’utilise pas pour produire, mais pour spéculer

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par Commission de Vérité

Le paysan doit être l’axe du renouveau rural, il est la principale victime de la guerre (…) la Commission joue un rôle stratégique : Elle doit lutter contre la dissimulation.

28 février 2019

Article tiré de : Comisión de la Verdad

« Le paysan doit être l’axe du renouveau rural, en effet il est la principale victime de la guerre (…) la Commission joue un rôle stratégique : Elle doit lutter contre la dissimulation. Si on ne rend pas justice et si le paysan ne participe pas à la création d’un nouveau pays, on n’aura rien fait. »

 

Mercredi 26 février a eu lieu dans le siège de la Commission de la Vérité, le séminaire ‘Dépouillement de terres’. Il a compté avec la participation des experts Darío Fajardo et Alejandro Reyes, et le commissaire Alfredo Molano. Dans le séminaire ont été examinées et éclaircies des problématiques telles que la crise agraire, le dépouillement de terres ainsi qu’ont été exprimés les attentes pour les années à venir dans la campagne colombienne.

Selon Reyes, dans le cadre du conflit armé, « la terre est devenue un butin et acquis un nouveau sens. Les groupes armés ont commencé à se déplacer de manière stratégique pour s’approprier de vastes étendues de terre provoquant plus de deux millions et demi de personnes déplacées dans le pays.

« La violence fait descendre les prix des terres. Personne ne veut acheter un hectare là où il peut être kidnappé. Personne ne veut être commerçant dans des régions violentes » assurait Reyes ; c’est ainsi, qu’une grande superficie de terres a été accaparée.

Pour sa part, Darío Fajardo a déclaré que « la terre en Colombie ne s’utilise pas pour produire, mais pour spéculer. La terre donne du pouvoir économique et politique ». En effet le déséquilibre dans la distribution de la terre aggrave la crise du paysan et donne plus de pouvoir aux propriétaires fonciers.

Cette chute des prix des terres finit par générer une faible compétitivité du secteur agricole national. Fajardo l’a expliqué ainsi : « la terre est très coûteuse et elle est si chère parce qu’elle est très concentrée. Une meilleure distribution, baisserai les coûts de la terre et améliorerai ainsi notre compétitivité. À présent il n’y a pas d’infrastructure, le crédit est cher et restreint, l’assistance technique est inexistante. On a besoin de politiques de l’État pour augmenter la compétitivité ».

Concernant l’avenir, Alejandro Reyes et Darío Fajardo ont été d’accord pour affirmer que le paysan doit être l’axe de la renaissance rurale. Ils ont mis l’accent sur la responsabilité de la Commission de la Vérité pour franchir ce pas.

« Nous espérons que la Commission pourra dire quels sont les intérêts qui ont joué contre les intérêts de la population rurale », a dit Reyes.

Tandis que Fajardo a souligné l’importance du paysan dans le processus qui se développera dans les années à venir, « la Commission a un travail stratégique. Elle doit lutter contre la dissimulation. Le paysan est la principale victime de la guerre. Si on ne rend pas justice et si le paysan ne participe pas de la création d’un nouveau pays, on n’aura rien fait. Ils ne peuvent pas rester pqsser inaperçus dans ce processus ».

Voir les intervews de Alejandro Reyes et Darío Fajardo en espagnol

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