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Mémoire Historique

La Commission de la Vérité et son rôle pour la Démocratie

par Redaction, octobre 23 de 2018.

La Commission de la Vérité et son rôle pour la Démocratie

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par Redaction

Le 29 novembre 2018, la Commission a initié des travaux sur l'Éclaircissement de la Vérité, de la Cohabitation et de la Non Répétition.

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Le 29 novembre 2018, la Commission a initié des travaux sur l’Éclaircissement de la Vérité, de la Cohabitation et de la Non Répétition, un instrument qui, conjugué à l’Unité pour la Recherche de Personnes données Disparues et la Juridiction Spéciale pour la Paix (JEP), fait partie du Système Intégral de la Vérité, de la Justice, de la Réparation et de la Non Répétition, créé par les Accords entre le gouvernement colombien et la guérilla des FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie), aujourd’hui devenue un parti politique.

Malgré le fait que le président Duque ait utilisé le processus de paix pour acquérir des adeptes ; en réalité, à ce jour, il n’a appuyé le travail d’aucune des entités créées pour la mise en application des accords de la Havane. Contrairement à lui, son parti et son cabinet continuent d’être les plus fervents opposants au processus de paix. L’attitude de Duque démontre son ignorance sur la dimension historique de cette commission.

Composée de onze membres, la Commission fonctionnera dans plusieurs régions afin de parcourrir tout le pays pour une durée de trois ans et son objectif principal sera de contribuer à l’éclaircissement de ce qu’il s’est passé dans le conflit armé, ainsi que promouvoir et contribuer à la reconnaissance des victimes.

Au terme de sa période de fonctionnement, la Commission remettra un rapport final sur les faits du conflit armé qui a débuté à la fin des années cinquante en Colombie et a laissé plus de 8,5 millions de victimes, dont des morts, blessés, séquestrés, déplacés et disparus.

Pour mener à bien cette tâche, les victimes seront écoutées, les déclarations des responsables directs seront prises et entendues (guérilleros, paramilitaires et les de l’État qui ont perpétré des crimes durant le conflit), les “tiers” seront convoqués (commanditaires des crimes, facilitateurs/intercesseurs ou des collaborateurs volontaires ou involontaires) et l’espace sera ouvert aux déclarations de citoyens qui peuvent apporter des informations supplémentaires.

A proprement parler, la vérité ne va pas être révélée mais être éclairée au moyen d’une enquête, l’essentiel étant de répondre aux questions suivantes : que s’est-il passé ? pourquoi ? qui a été le responsable et comment éviter que cela se répète ?

(…)

La JEP et la Commission de la vérité ont été injustement critiquées par les opposants à la paix, qui sont allés jusqu’à oser les accuser de “guérilleros”. Face à cela, Francisco De Roux, le président de la commission a déclaré : “Ce n’est pas une Commission contre quelqu’un, nous ne sommes pas une ONG des droits de l’Homme, nous sommes une institution d’État de caractère constitutionnel. La Commission n’ira pas contre la volonté du Congrès, ni du Gouvernement, ni de l’Armée, ni des Gouvernements antérieurs, ni contre le parti politique des FARC; nous sommes contre le mensonge, nous sommes contre la peur”.

Francisco De Roux espère offrir “une vision ample et complexe de ce qui est arrivé en Colombie, dans laquelle toutes les victimes de la violence sont écoutées et entendues. Que personne n’ait peur de la vérité de ce qui ce qui s’est passé car seulement la vérité ouvrira les chemins afin de ne pas répéter la barbarie dans laquelle nous nous sommes enlisés”.

Personne ne veut qu’il en résulte “la vérité officielle” dans laquelle “officielle” signifie irréfutable, comme au sein des dictatures. Face à cette crainte la possibilité s’offre de concevoir un avenir aux récits multiples, bien qu’en désaccord avec des idéologies irréconciliables, pouvant déboucher sur un compromis avec certaines valeurs fondamentales.

Ce sont précisément les mentalités autoritaires et dangereuses qui révisent et autorisent l’histoire qui doit être divulguée. Ce sont ces mêmes dirigeants qui ont besoin de garantir que la mémoire historique soit administrée par les partisans du même parti politique ; que la justice fasse une distinction entre des bandits et des hommes d’honneur ; Et que l’histoire se dilue dans de multiples versions, la réduisant à néant.

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