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Assassinat des anciens guérilleros, possibles raisons

par Redaction, octobre 24 de 2019.

Assassinat des anciens guérilleros, possibles raisons

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par Redaction

Plus de cent-deux anciens combattants ont été abattus depuis fin 2016

Une nouvelle vague de violence politique agite le pays suite à des décennies d’assassinats commis contre les anciens guérilleros des FARC-EP en processus de réincorporation. Plus de cent-deux ex-combattants ont été abattus depuis fin 2016. Quels pourraient être les raisons de ces assassinats ?

Auteur Diego Alejandro Restrepo, coordinateur de la ligne de recherche en Conflit, Paix et Après-Conflit, et Alejandro Jiménez, chercheur de la ligne de recherche en Conflit, Paix et Après-Conflit, Pares.

Juillet 2019

La Fondation Paz & Reconciliación (paix et réconciliation) Pares a trouvé entre le 24 novembre 2016 et juin 2019, cent-deux personnes qui ont été assassinées. Les victimes étaient en processus de réincorporation à la vie civile dans des divers scenarios : le travail ou l’éducation. Ainsi, certains notamment qui exerçaient des rôles de leadership dans leurs communautés pour la défense de la paix, de l’environnement, de l’implémentation de l’Accord Final, entre autres. Vingt-six membres de leurs familles ont aussi été tués.

Trois hypothèses de Pares

Pares propose trois hypothèses qui peuvent expliquer les raisons qui motivent ces agressions contre les anciens intégrants des FARC et de leurs familles.

1. Des saboteurs de la paix ou des « spoilers » : Des agents légaux et illicites qui s’opposent au projet clé du parti politique Fuerza Alternativa Revolucionaria del Comun (Force Alternative Révolutionnaire du Commun) FARC, ainsi qu’à l’implémentation de l’Accord Final de Paix.

2. Règlement de comptes : Cette hypothèse identifie deux possibilités : La première en lien avec les tentions du moment du repli des FARC aux zonas veredales (zones de regroupement des ex combattants des FARC)*, qui sont restées sans résoudre. Particulièrement avec d’autres structures armées illégales telles que le Clan del Golfo dans la région du Bajo Atrato et l’ELN à Arauca et à Nariño. La deuxième possibilité est liée à des « vendettas » au niveau territorial, lesquelles sont nées après les abus et les agressions contre la population commises par les membres de cette guérilla.

3. Reconfiguration territorial : Dû à la trajectoire et à la connaissance des stratégies de guerre, au territoire et aux affaires illicites, de nombreuses structures armées ont essayé de se lier aux ex-guérilleros des FARC-EP pour renforcer leurs activités criminelles. Toutefois, devant la réponse négative des ex guérilleros, la réplique a été de mettre fin à leurs vies et même celle de leurs familles.

La violence contre les ex-guérilleros des FARC-EP a une influence sur la possibilité de construire la paix et la réconciliation. La victimisation est l’une des incitations la plus puissante, pour que les ex-guérilleros récidivent dans des activités illégales et qu’ils rejoignent des structures criminelles afin de protéger leurs vies, devant l’incapacité de l’État à les garantir.

L’académie et les centres de recherche spécialisés dans les processus de Démobilisation, de Désarmement et de Réintégration (DDR) ont établi que la manque de sécurité physique est l’élément essentiel qui pourrait marquer le succès ou l’échec, de la réincorporation à la vie civile. De même ceci est un facteur du récidivisme, devant le manque de garanties de sécurité.

Le manque de volonté politique pour la mise en marche et le maintient de la Commission Nationale de Garanties de Sécurité et l’Unité Spéciale d’Investigation, créés dans l’Accord comme un plan d’urgence pour affronter la violence et la criminalité, rend difficile la création de possibles solutions qui mitigent le risque de ceux qui ont souscrit à l’accord et défendent son implémentation et montre le manque de compromis du gouvernement avec la vie des ex-guérilleros.

La participation du groupe Fuerza de Tarea Vulcano de l’Armée Nationale, dans la torture, l’assassinat et la tentative de disparition du corps de l’ex guérillero Dilmar Torres le 22 avril, qui s’était intégré à la vie communautaire du village Campo Alegre, à Convención, département du Catatumbo, a constitué un aggravant de premier ordre, car cette institution est en charge de garantir la défense de la vie et de la sécurité des communautés rurales qui ont présence des groupes armés organisés.

De plus, la position du Ministre de la Défense Guillermo Botero face à cet évènement, a été la défense des soldats, sans donner des preuves, au cours de déclarations désobligeantes qui n’obéissaient pas au processus des possibles violations de droits humains de la part de la Force Publique.

Localisation de la violence contre les ex guérilleros

Il est possible d’observer que les départements qui enregistrent les chiffres les plus elevés d’assassinats d’ex-guérilleros et de leurs familles sont : Nariño (25), Cauca (23), Antioquia (19), Norte de Santander (12) y Caquetá (12) ; spécialement dans les villages de Tumaco, El Charco, Argelia, Miranda, Ituango, El Tarra et San Vicente del Caguán.

Ce sont des endroits où agissait la guérilla des FARC-EP. A la suite de leur sortie du scenario violent, d’autres acteurs illégaux se sont reconfigurés pour le contrôle territorial et celui des revenus illicites dérivés des économies du narcotrafic et de la l’exploitation minière illégale.

D’un autre côté, le scenario préélectoral, à partir du 27 octobre 2018, a mis l’accent sur la situation de risque de ceux qui appartiennent au parti FARC. Depuis cette date, 26 homicides à des ex-guérilleros ont eu lieu..

L’un des cas le plus important a été à Tulua : des tueurs à gage mobilisés à moto ont assassiné Jorge Enrique Corredor, connu comme Wilson Saavedra. Il était commandant du Frente 21 et a été en charge du processus de réincorporation de cette structure dans l’ETCR (Espace territorial de Capacitation et de Réintégration) qui se trouve dans la ville de Planadas.

De par ses activités militantes, Corredor disposait d’un plan de sécurité auquel il a renoncé en août 2018, selon l’information de l’Unité National de Protection (UNP). Il serait le premier membre du parti FARC – de haute distinction – assassiné depuis la signature de l’Accord Final de Paix.

L’État est responsable d’implémenter des actions urgentes pour stopper cette tragédie, d’accomplir ce qui a été pacté et de garantir le droit à la paix de la société colombienne. De cette façon, il est nécessaire d’entreprendre des actions d’incidence qui chercheraient à combattre la stigmatisation de cette population, laquelle a été promue principalement par le Centro Democrático, le parti du gouvernement.

¿Por qué están matando a los exguerrilleros?

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